Parasites couronnés 

 

Peut-on raisonnablement supporter

ces anachroniques survivants ?

Doit-on sans cesse se taper

ces castes de fainéants

s’appliquant à perdurer

travestis en vestiges déprimants,

l’enflure du cou lourdement couronnée

et marinant dans confort si gourmand ?

Comment tolérer ces antiquailles desséchées

qui avec un acharnement

de revenants effrontés

éparpillent princièrement

de manière éhontée

tout ce temps et cet argent

qui auraient pu être affectés

oh combien autrement ?

Comment cautionner ces futiles

membres inutiles 

sans sombrer dans le ridicule

de ces héritiers de la  particule ?

 

Et il en pousse ici de ces vénaux roturiers

gavés d’obèses émoluments

prompts à se coiffer de royauté

pour jouer les grands dilapidants.

Dans un pays neuf grassement

ils perpétuent un système suranné,

cette indécence de rêgnants

d’une triste et navrante absurdité.

Comment laisser ces  ruines 

siphonner toutes ces liasses

pendant qu’on nous dessine

un devenir à notre place ?

Me faudra-t-il, hélas, mourir avant

tous ces débris d’absolutisme

qui nous pompent l’air ambiant

en se suçant légitimité si factice ?

Me faudra-t-il, oh misère, trépasser

sans jouir de ce suprême plaisir

de voir enfin s’évanouir

ces périmés en mal de publicité.