Blog à part

30 juin 2011

Parasites couronnés

Parasites couronnés 

 

Peut-on raisonnablement supporter

ces anachroniques survivants ?

Doit-on sans cesse se taper

ces castes de fainéants

s’appliquant à perdurer

travestis en vestiges déprimants,

l’enflure du cou lourdement couronnée

et marinant dans confort si gourmand ?

Comment tolérer ces antiquailles desséchées

qui avec un acharnement

de revenants effrontés

éparpillent princièrement

de manière éhontée

tout ce temps et cet argent

qui auraient pu être affectés

oh combien autrement ?

Comment cautionner ces futiles

membres inutiles 

sans sombrer dans le ridicule

de ces héritiers de la  particule ?

 

Et il en pousse ici de ces vénaux roturiers

gavés d’obèses émoluments

prompts à se coiffer de royauté

pour jouer les grands dilapidants.

Dans un pays neuf grassement

ils perpétuent un système suranné,

cette indécence de rêgnants

d’une triste et navrante absurdité.

Comment laisser ces  ruines 

siphonner toutes ces liasses

pendant qu’on nous dessine

un devenir à notre place ?

Me faudra-t-il, hélas, mourir avant

tous ces débris d’absolutisme

qui nous pompent l’air ambiant

en se suçant légitimité si factice ?

Me faudra-t-il, oh misère, trépasser

sans jouir de ce suprême plaisir

de voir enfin s’évanouir

ces périmés en mal de publicité.

 

Posté par Gilles Ouimet à 03:22 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : ,


06 avril 2011

Je m'oublie, un peu, beaucoup, passionnément.

Je m’oublie, un peu, beaucoup, passionnément.

 

Voilà que je m’oublie tout à fait

dans la lancinance de mon histoire

et que je flirte avec les déboires

en me tressant un avenir contrefait.

 

Mêlé dans mes appartenances

insouciant aux compromis pervers

et fièrement habillé comme un ver

je me mendie une permanence.

 

Dressé pour confusions entretenues

ballotté à en perdre l’horizon

manipulé à en perdre raison

je me digère l’instant venu.

 

Assis sur des ambiguïtés bien cultivées

mal branché avec mes racines

avec mes symboles devenus rapines

ma boussole est en passe de s’égarer.

 

J’ai l’histoire endolorie

par une paresse de mémoire

négligeuse de ses grimoires

qu’elle condamne au pilori.

 

J’ai la souvenance en souffrance

la pertinence sournoisement contestée

et dans mon repli linguistique constaté

j’abandonne le gouvernail à l’insignifiance.

 

J’ai les réminiscences en vacances

sur plages d’ignorance coupable

ou dans paradis de démission palpable

à bourlinguer dans une mare de carences.

 

J’ai l’avenir sans connaissance

strangulé dans des murmures

fossilisés dans mes commissures

en liste pour l’évanescence.

 

J’ai mal à mon enseignement

qui oblitère mes luttes passées

et qui m’invite à m’enrouler

dans le linceul de mon effacement.

Posté par Gilles Ouimet à 02:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
10 mars 2011

L'anglais en 6e année, lapin et sapin

L'anglais en 6e année: un autre lapin sorti d'un chapeau ou un autre sapin qu'on doit se faire passer de nouveau. La langue française recule à Montréal. La Loi 101 est toujours en état de siège pendant qu'on permet à des parents de s'acheter un droit constitutionnel pour contourner une disposition pourtant déjà appuyée par les deux partis principaux de l'Assemblée nationale. Pendant ce temps, donc, où notre langue se fragilise, s'effrite et vacille sous les coups de butoir répétés dans ce contexte de culture anglo-américaine envahissante, on nous improvise une belle petite mesure qui devrait apporter un joyeux fouillis sur le plan logistique et un coup d'assommoir supplémentaire pour la langue de chez nous. Actuellement, on a déjà du mal à trouver le nombre nécessaire d'enseignants pour dispenser les cours d'anglais normalement prévus aux différents programmes. Juste cela nous montre tout le degré d'improvisation de la mesure. Nous allons assister à une véritable tragi-comédie. Et ce n'est pas parce qu'on va rire que ça va être drôle. À Montréal, la langue française se porte mal. Elle a besoin d'une bonne cure. Je crois qu'on peut même affirmer qu'on est pas très loin des soins intensifs. Cette mesure est complètement superflue dans la «province» déjà la plus bilingue du Canada. De plus, quand on voit le niveau de la qualité du français quand les élèves arrivent au secondaire, on ne peut qu'être horrifié et profondément inquiet d'une telle mesure. La Loi 101 a été une bonne loi. Il faut bien dire «a été» parce qu'elle n'est plus l'ombre d'elle-même. Elle est presque complètement édentée à l'heure actuelle et, se fier sur elle pour la défense de notre langue, c'est s'endormir dans une bien fausse sécurité. Ce n'est pas une loi en lambeaux qui va permettre à notre langue d'affirmer résolument notre différence et notre volonté de survivre comme culture en Amérique du Nord. La tendance est lourde et le redressement demandera une énergie dont nous ne sommes peut-être plus capables. Il faudra de la vigilance et de l'audace, pas des cataplasmes sur une jambe de bois. Tant que nous aurons honte de nous regarder dans le miroir en défendant notre langue, tant que nous aurons peur de nous affirmer par des mesures concrètes, tant que nos gouvernants trouveront oppressive la moindre mesure qui vise à assurer un futur décent à notre langue et tant que collectivement, nous ne serons pas nous-même plus préoccupés par l'urgence de la situation, ce mode d'expression qui fut notre marque depuis si longtemps ira de déliquescence en déliquescence. Ah oui, il nous restera toujours nos beaux tableaux intelligents, une autre belle mesure improvisée, pour qu'on nous montre de façon bien concrète, «live and in colour» que, finalement, nous aurons peut-être été quelque chose comme un «grand flop».

Posté par Gilles Ouimet à 23:18 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
09 février 2011

C'est la faute à Gilles Vigneault

C’est d’la faute à Gilles Vigneault

 

Si au temps des Patriotes

_ tout était d’la faute à Papineau

_ commode de dire à notre époque

_ que c’est d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Quand sous le couvert à Vancouver

_ on met le français au caveau,

_ en raisonnant tout de travers

_ on dit que c’est d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Si le français recule

_ dégringole et tombe de haut

_ si notre langue bascule

_ c’est d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Si les minorités ailleurs

_ tombent en lambeaux

_ et nous aussi d’ailleurs

_ c’est d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Si la Cour de Pise

_ du haut de ses grand ergots

_ sur la question nous divise

_ ça doit être d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Si l’Office de la langue

_ avec ses sédatifs propos

_ finira par laisser notre verbe exsangue

_ c’est sûrement d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Si la ministre flaire de l’oppression

_ à défendre nos parlures et propos

_ et qu’elle nous offre plutôt la compromission

_ c’est encore d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Si tous les scribouilleurs enrégimentés

_ et certains Anglos cultivent l’imbroglio

_ pour culpabiliser notre volonté

_ c’est probablement d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Quand le français tombera en dormance

_ et  en métropole dans un tombeau

_ parce qu’on aura tremblé devant cette engeance

_ Ça aura encore été la faute à Gilles Vigneault.

 

Si Lucien figeait devant son miroir

_ quand, tout penaud,

_ il rapprochait la charte du mouroir

_ c’était donc la faute à Gilles Vigneault.

 

 

 

Si nos gouvernements badigeonneux

_ ont la hantise du caillot

_ s’ils défendent le langage un tant soit peu

_ c’est d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Si les Québécois s’endorment

_ et laissent tomber le flambeau

_ à cause d’la désinforme

_ c’est sans doute d’la faute à Gilles Vigneault.

 

Quand nous refusons de donner des dents

_ à nos signes vitaux

_ en nous aplatissant d’accomodements

_ c’est la faute au grand Vigneault.

 

Si notre parler en état de siège

_ magasine pour un fiasco

_ et que lentement se referme le piège

_ Ça doit être la faute à Gilles Vigneault.

 

Si par démission collective

_ nous laissons sous le tonneau

_ notre langue devenir chétive

_ on pourra toujours accuser Vigneault.

Posté par Gilles Ouimet à 23:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
26 janvier 2011

Mal de bloc

Encore une fois, à chaque élection que la démocratie nous amène, on se questionne sur la pertinence du Bloc. Il faut déduire que beaucoup de gens trouvent ce parti bien impertinent. On peut comprendre facilement l'exaspération du reste du Canada et de ceux qui au Québec s'identifient d'abord au Canada. pour eux, le Bloc est une espèce d'empêcheur de de gouverner en rond. Du point de vue québécois, actuellement, le lien de confiance avec les libéraux est encore brisé et le lien de méfiance envers les conservateurs en train de se tisser. Que reste-t-il ?

Certains pensent que le Bloc fait tellement du bon travail à Ottawa qu'il devient un frein à la souveraineté parce qu'il incite les Québécois à s'endormir dans l'illusion qu'il ont une assurance contre tous les risques liés au fédéralisme canadien. Pour qui connaît bien l'âme québécoise et sa tendance à la procrastination, ce raisonnement est loin d'être dénué de justesse.

Par contre, se pourrait-il que cet épisode bloquiste, qui se prolonge beaucoup plus que prévu, soit comme une sorte d'incubateur de l'idée d'indépendance ? Se pourrait-il que ce soit un moment d'attentisme en même temps que de cheminement, une sorte de palier de décompression pour se donner le temps de réaliser que ce Canada nous ressemble de moins en moins et que, si tel est le cas, il doit donc nous rassembler de moins en moins ?

Une chose demeure cependant certaine. Ce «stand by» politique ne pourra pas durer infiniment et si l'on arrive à la conclusion, dans ce cheminement qui semble sans fin, que l'avenir du Québec n'est plus dans ce pays, il faudra bien vite prendre les dispositions nécessaires pour remédier à la situation. Si devant ce constat nous continuons de tergiverser, nous risquons de nous condamner au ridicule.

Posté par Gilles Ouimet à 23:29 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


25 janvier 2011

Traces

Traces

 

Du sang séché

sur une terre desséchée

un sol aride

sous un ciel torride

des coquillages évidés

dans l’eau vinaigrée

des os blanchis

dans une beauté défraîchie

des montagnes de résidus

gauchement répandus

d’immenses déserts

à saveur de cimetière

des ruisseaux de lie

crevés dans leurs lits

des cactus polaires 

et des mers à l’envers

des clameurs de haine

que le vent ramène

de triomphantes fioritures

dans une profonde déconfiture

des désastres boulimiques

sous des astres à tristes mimiques

des détritus amoncelés

sur environnement souillé

inoculant  soluté mortel

à ce monde malade de bébelles

tristes traces que voilà

l’homme est bien passé par là.

 

 

Posté par Gilles Ouimet à 02:53 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Auto-canibalisme aigu

Auto-canibalisme aigu

 

Ne sommes-nous que des aliénés

vivant sur une planète où la publicité

veut à tout prix nous vendre

le kit inespéré pour nous pendre ?

Sommes-nous tous dans l’engrenage infernal

qui nous aiguille vers notre phase terminale?

Réclamons à tout prix du développement

jusqu’à en devenir complètement dément.

Faut à tout prix décupler une consommation

qui nous mène vers une désolante dissolution.

Combien de notre Dieu Argent

ne sert qu’à exploiter des indigents ?

Combien de nos vénérés réers

se mutent en macabres fins militaires ?

Combien de nos écus minables

sont sources de maux abominables ?

Malgré nos hauts cris de protestation

sommes partie prenante de cette machination.

Ceux qui auraient pu changer l’humanité

ne font qu’accentuer cette triste curée.

Sommes désormais tous complices

de tous ces sinistres sacs à malices.

Nous avons totalement perdu le contrôle

n’ayant plus la moindre idée de notre rôle.

Engagés sur le boulevard des faux espoirs

nous oscillons bien près de minuit le soir

et pendant qu’on s’autogrignote le coeur

il nous pousse des bras ravageurs.

Posté par Gilles Ouimet à 02:48 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
20 janvier 2011

«Poids» de senteur

Il y a parfois des odeurs qui peuvent peser.

 

«Poids» de senteur

 

Ça sent le pays en train de s’écraser

sous le poids de nos rêves déserts.

Ça sent la patrie qui se perd

dans la morosité des terres dévastées.

Ça sent le pays qu’on enterre

avec requiem pour peuples ignorés

dans une fosse commune de cimetière

pour nations inconnues ou oubliées.

Ça sent le pays qui s’échine

à brader à une suspecte vitesse

toutes ses naturelles richesses

pour les p’tits amis du régime.

Ça sent l’État qu’on altère

pour satisfaire requins de finance,

charognards de  jungle néo-libérale;

ceux-là que l’on paie pour qu’ils nous achètent,

et  que l’on récompense pour qu’ils nous tuent.

Ça sent la nation exsangue

qui laisse dans sa séculaire demeure 

à de serviles serviteurs

le soin de fossiliser sa langue.

Ça sent le peuple minimal

se targuant de prospérité

en décuplant la pauvreté

dans sa course vers sa phase terminale.

Ça sent le pays qui se décompose

en reniant toutes ses épiques luttes

passées à tisser un filet de sécurité

pour sa pourtant distincte société.

Ça sent le pays qui se noie dans le creux

des torrents de fiel sortis de foies bilieux

qui souillent notre réputation

et dénaturent nos intentions.

Ça sent le pays qui se dérobe

sous nos pieds dans des sables

rendus mouvants par ces fossoyeurs assassins

de notre incontournable identité.

Ça sent le peuple ron ron ron

qui avale en bon bonasse

toutes les compromissions

qu’on lui incruste dans la carcasse.

Ça sent le pays qui se meurt

empoisonné par l’amnésie rare

de ses propres enfants, citoyens en téflon

qui s’imaginent pouvoir aller quelque part

quand de leur histoire ils ignorent le large et le long.

Ça sent le pays en voie de trépasser

humilié par l’indifférence des siens,

saboté par les pirouettes de ses politiciens,

accablé qu’on lui refuse son droit d’exister.

Ça sent le peuple qu’on euthanasie

dans une opération de dévastation lente

où se grugent des portions vitales de nos acquis

dans le confort des circonstances atténuantes.

Ça sent les carottes bien cuites,

et la fin de tous les haricots.

Allez Baptiste, ouste! au galop!

on est mûr pour une crisse de cuite.

Posté par Gilles Ouimet à 04:59 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
18 janvier 2011

La cinquantaine

La cinquantaine (Un texte de Sylvain Lebel et chanté par Serge Reggiani)

 

On arrive à la cinquantaine

Moitié sage, moitié fou

Le cul assis entre deux chaises

A tenter d'en joindre les bouts

Sur la route de la chimère

On se retrouve souvent un jour

Pour faire le compte de ses guerres

Des petites joies, des grandes amours

Et c'est tout.

 

On arrive à la cinquantaine

Moitié figue, moitié raisin

Le coeur absout de toute haine

Le coeur absout de tout chagrin

On a troqué sa destinée

Contre des hauts, contre des bas

Rêves vendus à la criée

Pour faire le vendredi gras

Et c'est tout.

 

On arrive à la cinquantaine

Moitié décu, moitié content

Un quart de joie, un quart de peine

Et l'autre moitié aux enfants

On se souvient de sa jeunesse

Comme d'un joyeux chapardage

Au seuil de la prime vieillesse

On pose un instant ses bagages

Et c'est tout.

 

Et on repart vers la centaine

Un demi siècle dans les reins

Avec tout juste la moyenne

A notre devoir de terrien

Comme elle est lointaine la rive

Où l'on se couchera un jour

Il reste tant et tant à vivre

Qu'on pourrait faire un long détour

Si tu veux, 

Mon amour.

Posté par Gilles Ouimet à 02:05 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
17 janvier 2011

L'affaire Michaud, une dérive

À lire les propos reprochés à Yves Michaud, le texte de la résolution de l'Assemblée nationale et enfin le message de démission de Lucien Bouchard, on ne peut qu'être sidéré et pour le moins perplexe devant cette situation qui frise l'irréel.

Il faut imaginer qu'il était bien lucide, Lucien Bouchard, à ce moment. Cela lui permettait de faire d'une pierre deux coups. D'abord, il dissipait, par cette mesure disproportionnée, tous les doutes concernant certains commentaires entendus pendant la campagne référendaire commentaires qui associaient son ton et son discours à des procédés de personnages historiquement pas très recommandables. Évidemment, certains adversaires, quand il s'agit de nous forger une culpabilité, savent frapper là où ça fait mal. En même temps, donc, qu'il se refaisait une image, il procédait à  l'exécution sommaire d'un militant identifié à l'aile pure et dure ce qui lui permettait d'éliminer une possible voix discordante dans son caucus, lui si obsédé par les consensus.

Le reste est carrément pathétique. Des députés votent, les yeux fermés, pour censurer des propos qu'il n'ont jamais lus. Dans le cas des libéraux, on comprend. Il s'agissait d'une occasion en or pour enfoncer l'adversaire un plus plus dans la boue. Mais les députés péquistes ?  Totalement sous l'emprise du chef et encore secoués par toute l'affaire de «l'argent et du vote ethnique», ils ont émis ce mandat en blanc au premier ministre.

Et ce premier ministre, qu'on croyait absolument indispensable, s'est ensuite empressé de démissionner en consacrant une bonne partie de son message de départ à réfuter des propos qui n'avaient absolument pas à être réfutés. On peut tout de même s'interroger, un peu, sur sa lucidité à la lecture de ce passage.

Ces longs paragraphes consacrés à dénoncer une situation qui n'avait manifestement pas cours, n'auraient-ils pas été motivés pour aménager le futur de Me Bouchard.  Dans ce cas, ce serait dix sur dix pour la lucidité. Pour ce qui est de l'honnêteté, faudra repasser.

Le premier ministre Bouchard avait déclaré, un jour, que s'il donnait plus de force à la loi 101, il ne pourrait plus se regarder dans le miroir.  Il faut se demander si, Me Bouchard, lorsqu'il revoit toute cet épisode de l'affaire Michaud , aime bien l'image de lui-même que lui renvoie son miroir.

Posté par Gilles Ouimet à 04:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]